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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 17:31


 

 

Théorie

 

Pré-requis

 

 Les TCC  nous incitent à comprendre que nos pensées ou croyances viennent du lien que l'on établit entre un événement et nos sentiments et actes.

Nos pensées et croyances , ainsi que la signification que l'on donne à l'événement sont à l'origine  de nos  réponses émotionnelles  et comportementales.

La signification que l'on donne à certains types d'événements peut être inexacte, irréaliste ou inutile.

Une perturbation est une réponse comportementale ou émotionnelle inutile qui génère un malaise.

 

 

Le format ABC

 

 

A (activating event) = élément déclencheur.

C'est l'événement  extérieur qui s'est déjà produit, un événement à venir dont on anticipe l'arrivée ou un événement interne , se produisant dans notre esprit.

 

B (belief)) croyances.

Ce sont nos pensées, nos règles de fonctionnement, nos exigences et le sens que l'on donne aux événements.

 

C = conséquences.

Ce sont nos émotions, nos comportements et les sensations liées aux différentes émotions vécues.

 

 

 

Le fait d'étudier un problème selon le format ABC, aide à différencier les pensées, les sentiments et comportements, ainsi que l'élément déclencheur.

Ainsi,  si l'on interroge nos croyances, il devient possible de donner une nouvelle signification à un événement et d'apporter une réponse émotionnelle et/ou comportementale différente

 

En pratique

 

"Par exemple si une petite amie "potentielle" vous rejette après le premier rendez-vous (événement), vous penserez peut-être "cela prouve que je ne suis pas sympa" (signification) et vous vous sentirez peut-être déprimé (émotion)"

 

Après identification des pensées et croyances, puis des significations activées pendant la  période de perturbation émotionnelle,  on peut aboutir à une nouvelle lecture. Ainsi :

 

"Après votre "râteau" du premier rendez-vous ( événement), vous direz peut-être "je pense que cette personne ne me trouvait pas à son goût ; et bien , elle n'était pas faite pour moi" (signification) et vous serez peut-être déçu (émotion).

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 21:25

Marcel Rufo (un homme exceptionnel, s'il en est) pense que l'amour que l'on éprouve pour des enfants adoptés, aussi fort soit-il, ne suffit pas à "panser les plaies, créer le lien" et résoudre les difficultés inhérentes à l'adoption.

Il préconise la création de consultations spécialisées avant, pendant et après l'adoption.

Je partage son point de vue.

Il y a tellement de choses en jeu dans une adoption : tant de désir d'aimer, de réparer, de craintes, de souffrances, de fantasmes, de projections, de croyances...

Comment l'amour pourrait-il suffire ?

Mais au delà des enfants adoptés et des problématiques liées à l'abandon et à l'adoption , je crois que l'amour ne suffit pas , quelle que soit la relation ( filiale, conjugale...) à panser les plaies de celui qui est blessé. Selon moi, l'amour des autres  peut  permettre de trouver la force et l'énergie de lutter, certes ; mais je  ne pense pas qu'il soit  le remède. L'amour de soi, le véritable, le bel amour de soi   est,  selon moi,la condition sine qua non à l'éventuelle réussite et épanouissement d'une relation.

Exister , se sentir entier, aimer sa vie et ce que l'on est , c'est à mes yeux un défi et la seule porte d'accès à l'amour de l'autre et au véritable altruisme.

Ainsi, et selon ce principe, tant que je n'aime pas ma vie et la personne que je suis  ( compte tenu de mes défauts et de mes qualités), je ne pourrais prétendre aimer véritablement un autre pour ce qu'il est ( et non pour ce qu'il m'apporte, répare en moi...).

Qu'en pensez-vous ?

 

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 15:12

 

Le grand livre de l’analyse transactionnelle

France Brécard et Laurie Hawkes

 

 

 

Les différentes émotions

 

Les analystes transactionnels se sont intéressés principalement à 4 émotions :

La peur, la colère, la tristesse, la joie. Les autres sentiments , plus élaborés, sont tous dérivés de ces émotions de base.

Chacune de ces émotions de base peut être fonctionnelle quand elle apparaît de manière adéquate, ou dysfonctionnelle, quand elle n’est pas en rapport avec ce qui se passe.

 

La peur

C’est l’émotion qui concerne l’avenir. Elle nous avertit d’un danger et nous permet d’y réagir.

Elle est fonctionnelle quand elle est liée à un réel danger ; elle est dysfonctionnelle quand le danger est fantasmé ou dramatisé et qu’une inquiétude exagérée inhibe l’action.

Ce peut être le cas d’une anticipation négative.

Méconnaître sa peur peut être dangereux car on ne prend pas en compte certains signaux qui permettraient de se protéger.

La peur peut se manifester  sous différentes formes : légère appréhension, anxiété, angoisse, peur irraisonnée, panique.

Quand elle n’est pas justifiée, elle peut se révéler dangereuse.

 

 

 

La colère

 

C’est une émotion en rapport avec le présent. Elle vise à obtenir un changement dans l’environnement, soit parce que cet environnement est frustrant et n’apporte pas de satisfaction, soit parce qu’il a été envahi. La colère est fonctionnelle quand elle permet de se faire entendre et de montrer à l’autre quelles sont nos limites.

Elle est dysfonctionnelle quand elle concerne le passé. Elle est inefficace et n’apporte pas de changement.

Sauf à pouvoir se confronter aux personnes qui les ont blessées, ressasser le passé ne fait pas avancer les personnes qui n’ont pu obtenir réparation pour leurs blessures.

La colère se manifeste sous différentes formes : irritation, agressivité, agacement, colère froide, cris, hurlements, violence…

La façon dont nous exprimons notre colère est importante.

Dire sa colère permet de se libérer de ce sentiment, mais à condition de parler de soi et de ce que l’on ressent, plutôt que d’accuser l’autre.

 

La tristesse

 

La tristesse est l’émotion liée au passé, à la perte. Les larmes sont une façon de digérer la perte, de métaboliser le deuil.

Elle est fonctionnelle quand elle fait partie d’un processus de deuil et qu’elle est liée à une perte réelle.

La tristesse devient dysfonctionnelle quand elle s’apparente à la dépression et que la personne reste bloquée dans un chagrin qui n’évolue pas. Ce chagrin sans solution est une façon d’exister qui affaiblit peu à peu la personne et l’empêche de vivre pleinement.

Il y a plusieurs niveaux dans la tristesse.

Un des facteurs qui permet de traverser l' émotion liée au deuil, c’est de pouvoir en parler, de la partager. Souvent les personnes restent bloquées dans leur tristesse, parce qu’elles n’ont pas senti de réconfort ni de consolation dans leur entourage.

 

La joie

 

La joie est une émotion liée au présent ou au futur immédiat. La joie est fonctionnelle quand elle correspond à un moment joyeux présent ou à venir.

Une des caractéristiques de la joie est qu’il est agréable de la partager. Le rire que nous partageons prend plus d’ampleur.

Si le rire est l’émotion du présent ou du futur, nous pouvons aussi revivre les moments heureux du passé et en ressentir encore du plaisir. Cela peut nous ressourcer et nous rendre heureux.

Rire ou sourire sont dysfonctionnels quand ils sont une réaction défensive à un moment douloureux, quand le rire est sans joie, et sans rapport avec la situation.

Si nous nous servons de l’humour pour rire aux dépens des autres, pour nous sentir en position haute vis-à-vis de nos semblables, le rire n’est plus une manifestation de joie authentique, mais une façon de prendre le dessus sur le monde.

Parfois l’humour, la rigolade est une façon de ne pas sentir les choses douloureuses de la vie. Mais cette défense , plus agréable pour les autres que la tristesse, peut poser quelques problèmes.

 

 

 

L’angoisse et l’anxiété

 

Les sensations physiques liées à l’anxiété et à l’angoisse peuvent ressembler à celles de la peur. On se sent la gorge serrée, l’estomac noué, les mains moites. Cependant, même si leurs manifestations corporelles sont proches, les sentiments et les causes de ces sentiments sont différents.

Dans la peur, l’objet de la peur est bien identifié, il est réel et peut être expliqué ;

Dans l’anxiété et encore plus dans l’angoisse, ce qui procure la sensation est beaucoup moins clair, et il est difficile de comprendre ce qui se passe et d’en sortir.

L’anxiété est souvent liée à l’anticipation négative et aux croyances que l’on a sur soi ou sur le monde.

Quand l’anxiété est utilisée par la personne comme un moyen de recevoir des encouragements et ou des réassurances, on peut le classer dans les sentiments parasites. Mais bien souvent , la personne gère seule son anxiété : à la suite  de ruminations négatives elle ne se sent pas bien, mais ne partage pas son malaise.

L’angoisse est un sentiment d’inquiétude morale ou métaphysique lié à la réflexion sur la condition humaine. ( angoisse de mort, lié au fait de donner la vie, malaise devant l’absurdité de la vie, le sentiment de manque, l’abandon, la crainte de ne pas assumer ses responsabilités…)

Angoisse et anxiété s’apparentent et se confondent  quand elles sont la conséquence de ruminations négatives ; Mais alors que l’anxiété peut être gérée et diminuée par le raisonnement, l’angoisse est constitutive de la réflexion sur l’être humain et ne se calme pas facilement par le raisonnement.

L’angoisse peut aussi être liée à notre scénario : quand nous tentons de sortir du pré carré que constitue notre scénario, quand nous enfreignons des préceptes qui nous ont été transmis, très souvent, nous éprouvons de l’angoisse.

 

 Conclusion

 

Si l’émotion que nous éprouvons semble adaptée à la situation, si elle permet de résoudre efficacement le problème, alors nous sommes dans l’émotion authentique. Cependant, le sentiment parasite est souvent vécu par la personne comme « vrai ». La substitution s’est faite dans l’enfance, et la personne n’est pas consciente de ce processus. Aussi la différenciation entre sentiment authentique et sentiment parasite est-elle souvent difficile à faire.

Le sentiment parasite est un sentiment de l’Enfant Adapté ou du Parent Négatif. C’est un sentiment répétitif, que nous contactons le plus souvent en situation de stress. Chacun, dans un moment de stress, va réagir à sa façon , et manifester l’émotion qui était permise et même encouragée par sa famille.

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 15:20

Voilà bientôt 9 mois que je suis une formation en analyse transactionnelle sur Grenoble à raison d'une séance didactique par mois et de lectures personnelles diverses. J'aimerais trouver les mots justes pour vous dire tout le bien  que je pense de cette thérapie, mais il est bien connu qu'on ne parle jamais très bien ou  assez bien de ce qu'on aime.

 

Essayons, quand même !

L'analyse transactionnelle est une psychothérapie humaniste qui s'appuie sur des concepts clés tels que les états du moi ( en chacun de nous coexistent un Parent, un Adulte,un Enfant), le scénario ( décision inconsciente que l'on prend dans les premières années de sa vie ), les signes de reconnaissance (appréciations que l'on porte sur soi et les autres) , les positions de vie ( manière de se situer par rapport aux autres)...

 

Ce que j'aime danc cette thérapie, c'est qu'elle est riche intellectuellement , mais également pragmatique.

Elle s'appuie sur une observation , une analyse de la personne et des relations qu'on entretient avec son entourage, mais n'en fait pas une finalité.

La finalité c'est d'aller bien, de se sentir bien avec soi-même et avec les autres.

Pas de miracle toutefois, les changements attendus seront le fruit d'un travail personnel, parfois douloureux.

Mais, l'un des points positifs c'est qu'il n'est pas convenu que l'on doive souffrir et surtout pendant des années pour espérer une amélioration ,voire une guérison.

On s'éloigne ainsi de la psychnalyse et de ses inconvénients, tout en conservant certains de ses avantages, tels que les bienfaits d'une  analyse, d'une écoute attentive, bienveillante et d'une parole libre.

 

Je vous invite à présent et dans les articles que vous trouverez sur ce blog à découvrir certains aspects et thèmes de l'AT,d'après les connaissances que j'ai pu intégrer. J'espère que vous y trouverez des pistes, des réponses à vos questions et/ou problèmes, mais aussi la possibilité, le plaisir de mieux vous connaître et vous comprendre, des moyens d'enrichir votre empathie et votre tolérance à l'égard d'autrui. Il me semble en effet que ce sont quelques uns des objectifs principaux de la psychothérapie.

 

Au plaisir de lire vos commentaires

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